David dit à Nathan : J’ai péché contre le Seigneur. Et Nathan lui répondit : Le Seigneur aussi a pardonné votre péché, et vous ne mourrez point.
2 Samuel 12.13
Version Amiot & Tamisier
Le Seigneur a pardonné Ton péché
Le pardon.
S’il est une chose qu’il est difficile à l’homme de faire, c’est de pardonner à celui qui l’a blessé ou lui a fait du mal.
Je regardais il y a de cela quelques jours la réponse de sœur Emmanuelle à la question :
Est-ce qu’on peut pardonner même le pire ?
Elle disait en réponse ceci :
Quand on a reçu des blessures, on ne peut pas pardonner de soi-même…
J’ai volontairement coupé ses propos à cet endroit pour maintenir une sorte de suspens. Si en effet, on s’arrête ici, comme le font de nombreux montages vidéo, on pourrait affirmer que cette religieuse nous dit que nous ne pouvons pardonner les souffrances, les peines que l’on nous a fait supporter.
Mais la suite de son discours est tout autre. Elle indique que dans les religions, musulmane, bouddhiste et surtout chrétienne, il est question de pardon.
Parlant de cette dernière, elle cite la position de Jésus sur la croix quand les soldats jouaient pour se partager ses vêtements et que lui avait les clous dans les pieds, dans les mains et qu’Il dit :
Luc 23.34
Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. Or, faisant le partage de ses vêtements, ils les tirèrent au sort.
Version Bible Annotée
Que veulent dire ces paroles : ils ne savent ce qu’ils font ?
Ces soldats ne savaient-ils pas qu’ils mettaient à mort un homme ?
Les commentaires bibliques de ce passage des Écritures indiquent que Jésus s’est oublié dans Ses souffrances atroces pour ne penser qu’au salut des pécheurs par Amour.
Il ne voyait pas l’acte seulement de ces soldats, mais surtout les œuvres et la condamnation de Ses propres frères dont il est fait mention dans le livre des Actes dans lequel il est écrit :
Actes 3.17,18
Je sais bien, frères, que vous avez agi par ignorance, aussi bien que vos magistrats;
mais Dieu a accompli de la sorte ce qu’il avait annoncé par la bouche de tous ses prophètes, que son Oint devait souffrir.
Version Oltramare
Sans pour autant dédouaner le peuple de sa faute, l’apôtre nous montre que parfois, ce sont ceux qui nous poussent et nous montent la tête qui nous amènent à faire souffrir les autres.
Je ne vais pas non plus ici généraliser. Par moment, nous sommes vraiment les seuls à avoir et à porter la responsabilité de nos actes.
Mais même là, il m’a été montré une chose bien plus importante concernant ceux qui subissent les exactions de leurs prochains.
Et si ce que Jésus indiquait, c’est que ce n’est pas à l’homme que nous faisons du mal, mais à Dieu ?
Dieu peut-Il supporter nos souffrances à notre place ?
On porte tant d’importance aux souffrances, aux mauvais traitements que nous subissons des autres et nous ne pensons jamais au fait que Dieu subit les mêmes souffrances par Amour pour nous.
Si nous arrivons à reconnaitre ce que nous avons fait endurer à notre prochain, nous pouvons également croire que Notre Père Céleste, lui aussi, supporte les mêmes souffrances.
Mais si nous reconnaissons que ce n’est pas seulement mon prochain qui souffre mais Dieu aussi, nous devons présenter au Père nos excuses afin d’obtenir, par Sa grâce et Son Amour, Son pardon.
Le roi David nous montre l’exemple dans la démarche. Il est dit :
2 Samuel 12.13
David dit à Nathan : J’ai péché contre Yahweh.
Et Nathan dit à David :Yahweh a pardonné ton péché, tu ne mourras point.
Version Auguste Crampon
Pourquoi le pardon exclut-il la mort au coupable ?
Pour le comprendre, nous devons impérativement comprendre que le péché, nous en avons hérité avec la désobéissance d’Adam et d’Ève dans le récit de la Genèse.
Dieu leur avait dit que s’ils désobéissaient, ils mouraient.
Et c’est comme pour donner une importance encore plus grande à l’acte d’Amour de Jésus, par Sa mort que l’apôtre Paul dit ceci :
Romains 6.23
Car le salaire du péché c’est la mort ; et le don de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ, notre Seigneur.
Version Pirot – Clamer
Ce n’est pas seulement la volonté de Jésus de nous sauver qui est source du salut, mais c’est parce que Le Père a manifesté Son Amour pour nous. C’est Sa volonté que nous puissions hériter non plus de la mort par la désobéissance d’Adam, mais de la vie par l’obéissance du Fils par Son Esprit, que nous avons la vie.
Le choix nous est offert de renoncer à la désobéissance et de rentrer dans l’obéissance.
Il n’est plus question de faire souffrir les enfants de Dieu, puisqu’en faisant ainsi, nous reproduisons la désobéissance aux directives du Père qui nous demande d’aimer notre prochain.