Philippiens 2.4
Ne regardez pas chacun à votre intérêt particulier, mais aussi à celui des autres.
Version Ostervald
Intérêts communs
Nous devenons au fur et à mesure très individualiste dans les décisions que nous prenons. Nous pensons à nous, comme des enfants égoïstes, ne pensant qu’à eux et sans considérations pour les autres.
Aujourd’hui, les puissances se regroupent pour fournir des armes à l’Ukraine, mais en ayant l’espoir de recevoir des intérêts quand la guerre se terminera.
En France également, l’état avait décidé d’aider les entreprises quand celles-ci étaient contraintes de fermer en leur fournissant des crédits pour faire face aux difficultés de la crise COVID. Ces crédits, aujourd’hui, se doivent d’être remboursés et ces mêmes entreprises ne peuvent rembourser leurs fournisseurs ni leurs créances quand en plus s’ajoutent les difficultés du jour.
On peut ainsi se demander :
Ce qui a été mis en place, que ce soit dans le cas de l’Ukraine ou des entreprises françaises, étaient-elles pour les intérêts communs ou individuels ?
J’ai du mal à le reconnaitre ou à l’admettre, mais c’est un fait que dans nos prises de décisions, nous ne privilégions que nos propres intérêts et pas celui de l’autre. J’ai aussi constaté que dans les entreprises, les décisions qui sont prises, ne mettent en avant que les intérêts financiers de la société et non plus les intérêts communs de la société et encore moins de l’ensemble du personnel. On peut encore élargir et remarquer que dans les familles, certaines décisions qui sont prises par l’un des membres ont un impact sur la vie de tous les membres de la famille.
Comment concilier le bien commun et les intérêts individuels ?
Devons-nous renoncer à penser à nous au profit des autres ?
Pouvons-nous vivre que pour les autres ?
Philippiens 2.4
Que chacun cherche, non pas uniquement ses propres intérêts, mais aussi les intérêts d’autrui.
Version Pirot-Clamer
On peut penser ici que l’apôtre nous demande de renoncer à nos propres intérêts, mais à mon sens, il recommande plutôt d’avoir, dans nos prises de décision, la vision des conséquences sur les autres, mais surtout de prendre en compte ce que l’autre désire.
C’est dans ce sens que Paul précise de ne pas chercher UNIQUEMENT ses propres intérêts, mais aussi ceux des autres.
Nous avons déjà eu l’occasion de l’évoquer, nos choix ont plus ou moins toujours une incidence sur la vie des autres. Si nous vivons en société, c’est pour prendre en considération ceux qui sont autour de nous et sur lesquelles nos décisions auront un impact.
Comment concilier nos désirs individuels et la vision commune ?
C’est là que réside toute la difficulté de nos choix et de nos décisions. Il ne s’agit pas comme certains peuvent le penser à renoncer à notre plaisir, ou encore de manière plus générale à renoncer à vivre pour soi. Il s’agit de vivre pour soi, en pensant aussi aux intérêts des autres. Le Messie nous a montré à de nombreuses reprises qu’Il se souciait de l’autre. Mais pour autant, Ses décisions, Ses choix correspondaient à Sa volonté. Il était entièrement Lui tout en se donnant aux autres. Il s’agit donc de penser à l’autre, nos décisions et la sienne peuvent soit se rejoindre, soit s’opposer. Sans une concertation, nous pourrons ainsi soit être concurrents, soit être associés.
Dans notre relation spirituelle avec notre Dieu, c’est pareil. Lui veut s’associer à nous pour avancer ensemble, Il a Ses projets de vie pour nous, mais ne peut pas les faire sans nous. Il nous sollicite continuellement pour faire en sorte que nos choix correspondent aux plans qu’Il a pour nous et ayons la même vision que Lui.
